Début avril, l'association Les Choses de la vie lance les ateliers destinés aux personnes en deuil

Dernière mise à jour : 27 mars

Les ateliers du souvenir se déroulent à La Forêt Fouesnant, espace paradis, le mercredi matin de 9h45 à 11h15 ou le jeudi soir de 20h15 à 21h45. Inscription pour un cycle de 3 mois gratuit par téléphone au 06 30 80 32 95



Il n’y a pas de façon idéale de vivre un deuil, il n’existe pas de recette magique pour ne plus souffrir. C’est un ensemble de choses qui pourra nous soutenir. Même si l’épreuve du deuil est très universelle, elle est aussi individuelle. Chacun a sa propre histoire, son tempérament, la personne qui nous a quittée était unique et le lien qui nous unissait à elle est particulier.


De nombreuses personnes en deuil ont recourt à l'écriture. Aux ateliers du souvenir, nul besoin d’être un as des mots ou un écrivain en herbe, nous pouvons vous aider sans jugement et avec bienveillance. Les activités graphiques proposées sont très accessibles. La voix du cœur est toujours simple.


Pourquoi l’écriture peut, ponctuellement voire régulièrement, nous alléger lorsque nous sommes confrontés à la perte d’un proche ?


Avant tout, écrire offre la possibilité d’une catharsis, d’une décharge émotionnelle. C’est un peu comme si nous pacifions nos ressentis en nous libérant des tensions provoquées par notre résistance au tsunami émotionnel.


Aussi, l’écriture peut nous permettre d’éclaircir le brouillard de nos pensées troublées. L’écriture peut nous apporter une meilleure prise de conscience de notre état émotionnel et ordonner un peu notre mental.


Et surtout, l’écriture peut devenir un espace de communication avec la personne décédée et de fait, apporter un peu de soulagement au manque douloureux insupportable.


Certains ont très bien exprimé leur nécessité d’écrire face à la douleur de la perte d’un être cher, d’autres en ont expliqué les bienfaits.


Il se peut que l’écriture ne vous soit pas d’un grand secours. Pour la plupart d’entre - nous, l’important n’est pas de réaliser une œuvre d’art mais de prendre son chagrin qui repose comme une boule dans le cœur et de l’éloigner de nous.

Martha Whitmore Hickman, Guérir après la perte d’un être aimé

L’écriture, notamment la rédaction de lettres adressées au défunt, est pour beaucoup un moyen d’exprimer sa douleur et sa peine.

Elisabeth Kübler-Ross et David Kessler, Sur le chagrin et le deuil

Oui, j’ai crié un jour. Et depuis plus jamais : C’est ça le nœud ? C’est cela qu’il faut que j’écrive ?

Anny Duperey, Le voile noir

Écrire permet de renouer un lien qui a été brisé (…) .

Elisabeth Kübler-Ross et David Kessler, Sur le chagrin et le deuil

Écrire me sert confusément à te soustraire au temps. C’est te perpétuer, rompre le silence, sublimer ton absence.

Claude Couderc, Adrien hors du silence

Pour certains, l’écriture sera thérapeutique, et la tenue d’un journal ou l’écriture d’un livre permettra une étape nouvelle dans le chemin de deuil.

Annick Ernoult-Delcourt, Apprivoiser l’absence



Il y a plusieurs façons de se jeter à l’eau : plonger, tomber, se débattre. Je me jette à l’eau des phrases comme on crie, comme on a peur ; ainsi tout commence…

Aragon, Je n’ai jamais appris à écrire ou les incipits


L'écriture résiliente consiste à renouer un lien avec un disparu et non à ruminer le passé.

Boris Cyrulnik, Parler d’amour au bord du gouffre

Dans la solitude l’écriture est un merveilleux compagnon.

Elisabeth Kübler-Ross et David Kessler, Sur le chagrin et le deuil


L’écriture est une forme de thérapie ; je me demande parfois comment tous ceux qui n’écrivent pas, ne composent ni ne peignent, parviennent à échapper à la folie, à la mélancolie et à la peur panique qui sont inhérentes à la condition humaine.

Graham Greene

Écrire permet également de régler des affaires inachevées, de dire par exemple à la personne décédée ce qu’on a pas eu le temps de lui dire de son vivant.

Elisabeth Kübler-Ross et David Kessler, Sur le chagrin et le deuil

Il faut pourtant que cela chante Je ne puis pas n'être qu'un cri…
Écoutez pleurer en vous-mêmes Les histoires du temps passé. Le grain terrible qu'elles sèment Mûrit de poème en poème Les révoltes recommencées.

Aragon, Le malheur dit



Vous souhaitez plus d'informations sur les ateliers, contactez l'association au 06 30 80 32 95

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