"Histoires d'eau" : dernier partage de l'association
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Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Face à l'impermanence des choses, nous sommes comme "des passants sur un pont", témoins et acteurs du courant de la vie. La fluidité de l'eau, sa transparence et sa puissance en font un symbole universel, associé à la vie, au renouveau, à la destruction, à la continuité... Tout naturellement, le thème de l'eau s'est présenté pour la dernière soirée de l'association.

Une soirée perturbée par la canicule terrassante..., et puis les orages menaçants...
Heureuse et malheureuse d'avoir maintenu cette soirée de clôture associative... Heureuse car ce fut un moment absolument riche et beau, également, malheureuse pour toutes celles et ceux qui avaient le coeur à venir et qui furent empêché(e)s à cause de la chaleur...
Cette dernière publication est donc une manière d'étendre et de partager, un peu, tout ce qui fut lu, conté, chanté et même dansé, au cours de cette dernière soirée du 25 juin (après 22h30, un "After", porté par le courant ambiant, nous aura emmenés un peu hors de notre thématique, jusqu'à 00h00..., une petite "dérive", un prolongement sympathique, merveilleusement détendu et chaleureux...)
La soirée pas à pas
Un démarrage avec les Beatles !
Puis, lecture et introduction avec la lecture d'Histoires d'eau, extrait du manuscrit Le royaume dévasté, en cours d'achèvement, que j'ai tenu, hardiment et avec émotion, à partager lors de cette soirée de clôture... Un texte écrit quelques années après son départ. Il m'était impossible de démarrer cette soirée sans rendre hommage à mon fils, Yoann. Son souvenir et son âme étant intimement indissociables de la création de l'association, en 2022.
Il est 20h, installés au Jardin Izel Vor, à La Forêt Fouesnant, face à l'orage menaçant, nous nous replions vers l'espace Paradis... Chacun, chacune emmenant sous son bras parasols, bols de tomates, tartes et verres de rosé..., créant finalement une atmosphère presque familiale...
Seconde partie de la soirée, sur la terrasse de l'espace paradis :
Notre Martine avait souhaité que nous chantions ensemble la chanson de Bourvil, "La tendresse"... Oui, la tendresse sans laquelle rien de tout cela n'aurait été possible...
Et, nos conteuses qui ont, si régulièrement et généreusement, contribué à la richesse des soirées de l'association, depuis trois ans...(c'est tout noir mais cliquez, ça fonctionne!)
Une chanson d'Agnès Obel, que j'affectionne particulièrement... Chanson que j'ai voulu chanter, à mes risques et périls ! Bien heureuses, furent les oreilles absentes! Milles excuses à celles qui étaient présentes! Un massacre... Je vous assure qu'il m'est arrivée de la chanter à peu près correctement...
Un poème récité très courageusement et sensiblement par Arthur...Un poème écrit par lui. Il devait en lire deux autres écrits de ses mains... L'association en publie deux :
Delta d’âme
Dans mon rêve au long cours
Serpente et se distord
Une trame, transport
De mes nuits alentours
C’est un fleuve au secret
De mes moindres courants,
Méandre itinérant,
Prenant sa source auprès
De mon lit, son murmure
Est rime mise à flots,
Si j’ai les pieds dans l’eau,
C’est par son embouchure…
Arthur Gogail
Mon élément
Translucide et brut,
Fluide est mon don-
Fertile et fécond :
Le sol où je chute
Je nais des moiteurs
Suspendues du Ciel,
De providentielles
Nuées, de vapeurs…
Ainsi mon baptême
A lieu des altères
De ces atmosphères-
Je suis la pluie même,
L’ondée, le crachin,
Le gel, le grésil…
J’enlace les îles,
Noie les fonds marins
-
Les proues des vaisseaux
Craignent mes hauts murs,
Je perle au murmure
Mouillé des ruisseaux…
Par gouttes mon corps
Abreuve le fruit,
Résonne du puits…
Mon grain vaut de l’Or !
Ma larme est la source
De toute existence.
Pour ceux qui me dansent
Je me fais ressource
Mais sous les ivresses
De coeurs hydrofuges
Je deviens déluge
Ou bien sécheresse-
Je suis la rosée,
Le flocon de neige,
C’est mon privilège
Aux deux opposés,
Tous ceux que je touche
Me boivent, me pleurent,
Quiconque m’effleure
Me nomme à la bouche.
Telle est ma nature…
Tout en ma beauté
N’est qu’humidité
Et température…
Le seul aliment
Qu’on ne peut soustraire
De la Vie sur Terre
Est mon élément.
Athur Gogail
Et encore, impossible de ne pas chanter "La mer", de Charles Trénet, avec ses anges...

Valérie, nous aura fait découvrir l'autrice Laurence Vilaine et son roman "La Grande villa".
Sa lecture d'extraits, choisis très judicieusement, était absolument imprégnée... Elle a su faire corps avec ce texte qui nous a parlé de traversées..., nous a montrés comment l'eau peut, dans les épreuves difficiles, nous reconnecter avec douceur à nous-même.
Résumé du livre :
J'aurais pu me douter qu'en revenant je t'aurais trouvé là. Sans réfléchir, j'ai levé la poignée au lieu de la pousser vers le bas, c'est drôle, ma main avait gardé la mémoire de son installation à l'envers. Dans l'escalier, sur la première marche, les deux tomettes descellées ont fait leur bruit d'assiettes. C'était il y a cinq mois et quelques poussières, dans la lumière de l'hiver. La première fois dans la Grande Villa, c'était comme si je la connaissais depuis toujours. La deuxième, c'était après la mort de mon père.
Quelques-uns des extraits lus :



Et, la sublime chanson de Dominique A, "L'océan", écoutée tous ensemble...

Le voici :

Nous finirons cette seconde partie de soirée avec Renaud et sa chanson "Dès que le vent soufflera"...
Mais finalement, nous ne sommes point partis!
Tout-au-long de l'"After", nous aurons entendu : Philippe et Françoise chanter "Emmenez-moi" de Charles Aznavour, Nathalie et Davi, mère et fils, nous ont réjoui avec des grands classiques du Brésil (en Brésilien s'il vous plaît... simplement délicieux!). Le bonheur vécu aux côtés du petit Yoann durant toutes leurs années passées au Brésil rayonnait dans leur chant... Nathalie était venue en avril 2025 (par hasard ?) à l'espace Paradis pour un après-midi lecture de poésie, organisé par l'association intitulé "Nos étoiles ont filé". Elle ne connaissait pas l'association et ne savait pas vraiment de quoi il s'agissait... Nathalie, portant le même prénom que moi, forestoise elle aussi, ayant un fils défunt portant également le même prénom que le mien, c'est troublant. Jean-Claude nous aura emmenés en Picardie en chantant "Les Roses" d'Yves Montand et Jean-Pierre avec "Il mio Rifugio", de Richard Cocciante, en Italie... Puis d'autres encore...
De mon point de vue, le final fut magnifique... Sous nos yeux s'est déroulé tout ce que Les Choses de la vie avait su initier... Nathalie et Christine, ces deux mamans endeuillées, dansant une gavotte, en parfaite communion. Comme une remise en mouvement, ne faisant plus qu'une, à l'unisson... Mon dieu, comme elles étaient belles...
Merci infiniment
Nathalie Géraux
P.S. : je voulais aussi qu'on écoute ensemble lors de la soirée "Le rêve du pêcheur", de Laurent Voulzy..., un oubli!




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