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QUAND LES FETES RAPPELLENT L'ABSENCE ET RAVIVENT LA DOULEUR

Dernière mise à jour : 26 avr.


Les personnes en deuil appréhendent souvent la venue des fêtes de Noël et du Nouvel An. Cette période de l’année ne rime pas toujours avec réjouissances. Un certain nombre d'entre nous n’a pas le cœur à la fête. Les conseils maladroits des proches ( Il faut te changer les idées ! On fera comme avant ! Il aurait souhaité nous voir réveillonner ! ...), ne font qu’accentuer le sentiment de solitude.


Même si ces paroles détiennent une certaine vérité, elles ne comblent pas le désir de serrer l’être cher dans ses bras, de lui offrir un cadeau et de voir les étincelles dans ses yeux, de préparer ensemble un bon repas dans la joie et l'excitation du moment , d’entendre son rire, danser ou chanter avec lui ... Il faut parfois protéger son coeur brisé de la douleur trop intense qui peut être éreintante.


Il n’y a pas de recette miraculeuse pour remédier au poids de l’absence. Ces moments s’avèrent souvent difficiles.


Accepter toutes les invitations n'est pas une obligation, ne vous interdisez pas de changer d'avis à la dernière minute car il est souvent difficile d'anticiper. Chacun est libre de participer ou non aux festivités. Écoutez-vous. Respectez vos limites et vos besoins. L'entourage doit pouvoir comprendre.


Vous pouvez dire à vos proches que cette période est particulièrement difficile pour vous afin qu’ils comprennent vos choix. Aussi, il est important de nommer vos besoins et vos limites. Il se peut également que l’énergie ne soit pas au rendez-vous. En effet, vivre un deuil est épuisant tant sur le plan physique que psychique. Certaines tâches peuvent s’avérer lourdes en vue des préparatifs, d’où l’importance de demander de l’aide ou de déléguer.


Si il est important pour vous de maintenir ces repas de fin d'année, l’organisation d’un espace-temps autour du souvenir de la personne décédée est souvent bénéfique même s'il provoquera inévitablement les larmes. Non seulement la présence d’un rituel permet d’honorer votre défunt, mais il crée de nouveaux souvenirs. Il peut ramener du sens à ces événements en l’absence de cet être cher. Trouvez un geste qui permettra de répondre à votre intention de vous souvenir et de continuer à faire exister votre défunt. Déterminez cet espace-temps symbolique et annoncez le à l'avance à vos proches .


Inévitablement, la présence de rituels vient teinter différemment les réunions de famille ou entre amis. L'entourage doit pouvoir accepter que ces fêtes seront peut-être en demi-teinte cette année et peut-être même durant plusieurs années. Rien de plus épuisant que de faire semblant d'être joyeux ou de se forcer à sourire.

Changez totalement les pratiques habituelles si nécessaire, échangez avec les autres personnes de la famille ou les amis et si vous vous en sentez capable trouvez ensemble des compromis soucieux du bien de tous. Le nombre d’invités peut être restreint. Allégez-vous la tâche en demandant à chacun d’apporter un plat plutôt que de tout préparer vous-même si vous en aviez l’habitude ...


Accordez-vous des petites parenthèses de détente, à vous de décider si vous ne restez qu'un tout-petit moment lors des réveillons, partez seul(e) en pleine nature ou accompagné(e) par des proches attentionnés dans un joli lieu symbolique pour mieux sentir la présence de votre défunt car vous en avez encore un grand besoin... Tout le monde mérite de se distraire un peu même si l’être cher n’est plus là. Avoir du plaisir ne signifie pas oublier la personne aimée. Personne ne peut tolérer la souffrance en continu. Vous vous sentez trop épuisé pour faire quoique ce soit, vous voulez vous éviter trop de douleur ? Alors, décidez de rester dans un douillet cocon très tranquille, mangez de doux loukoums à la rose, du bon chocolat ou des Calissons devant un feu de cheminée, enfouissez-vous dans une couette bien moelleuse et pleurez ...


Dans la famille, peut-être que chacun ressentira les choses très différemment ... C'est très souvent le cas. Le plus important sera les capacités de chacun à écouter, à respecter la douleur de l'autre sans jugements avec patience et indulgence, à inventer de nouvelles façons de faire pour apprivoiser l'absence. Si cela ne s'avère pas possible, ne culpabilisez pas. La seule obligation pour vous aujourd'hui, c'est de prendre soin de vous et vous écoutez car vous n'avez pas d'autre choix possible pour l'instant.


Accepter que rien ne sera plus tout-à-fait pareil est essentiel, rien de pire que de faire comme si rien ne s'était passé et de vouloir que rien ne change. D'autres bons moments se vivent un jour mais ils seront autres.


Dans tous les cas, allumez des bougies, entourez-vous de sources de chaleur et de lumière douce. Entourez-vous de beauté, c'est l'image même de l'amour !


Les liens d'amour ne meurent jamais.


Nathalie Géraux

Présidente de l'association Les Choses de la vie



Rejoindre un des groupes de parole de l'association en appelant le 06 30 80 32 95, prendre un premier rendez-vous avec l'accompagnatrice.



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